Hey du kleiner Android !

Hey du kleiner Android !
Marine - 18 ans - Gustavienne
Fan depuis Octobre 2005


Quelques petites précisions avant de commencer...
----Je n'accepte ni les commentaires de groupies, ni ceux des rageuses qui sont amoureuses des Jonas Brothers et / ou de Milley Cirus.
----Les pubs sont tolérées tant que je ne suis pas noyée sous un flot de commentaires du type "Vote pour moi stp, j'en ai besoin !". A ce rythme, tout le monde en a besoin. Si vous voulez faire de la politique, faites votre pub sur un autre blog que le mien.
----Ah oui, et arrêtez de me laisser des commentaires anonymes du genre "Cette fille sortirait avec Tom Kaulitz! Il faut lui pourrir la vie à cette salope!!!!"
De une, je m'en fous et le commentaire -aussi constructif soit-il- est immédiatement supprimé ; de deux ayez le courage d'assumer vos commentaires et laissez au moins votre prénom.
Merci.


----Si vous n'avez pas encore fermé la page, bienvenue ! Sur ce blog se trouve une des fictions que j'ai écrite. Je dis bien F.I.C.T.I.O.N, donc tout ce qui s'y trouve est purement I.N.V.E.N.T.É. N'allez donc pas me demander si j'ai déjà rencontré les TH. (Pour éviter que vous perdiez votre temps, la réponse est non.)
----J'aime inventer des histoires depuis que je suis toute petite, j'aime rêver de choses qui n'arriveront jamais et de temps en temps je les couche sur le papier. L'inspiration me vient souvent d'un seul coup, au beau milieu du jour ou de la nuit. Il est très probable qu'il y aura d'autres fictions !
----L'idée de Histoire d'une vie oubliée me travaillait depuis un moment déjà. En plus, j'avais très envie de réécrire une fiction. Je me suis réveillé au beau milieu de la nuit, j'avais fait un rêve d'une fille qui s'appelait Heaven et qui vivait une histoire d'amour un brin compliquée avec Gustav. Pourquoi compliquée ? Parce que je n'aime pas les fictions où les deux protagonistes tombent amoureux au bout du 2ème chapitre, où ils se marient dès le 6ème et où comme par hasard l'héroïne accouche de jumeaux deux paragraphes plus tard.
----Voilà, la trame principale était née. Je me suis donc mise devant mon ordi et ai commencé à écrire. Heaven, c'est un petit peu moi. J'essaye de m'inspirer de ma propre vie ou de ce qui se passe autour de moi pour écrire ma fiction. J'essaye de transmettre ses émotions comme je les vivrai. Il m'arrive même de me mettre à pleurer lorsque j'écris parfois...
----Si je devais résumer ma fiction en quelques mots, je dirais qu'elle est inhabituelle du fait que ce soit Gustav qui soit mis en avant, émouvante parfois, un peu romantique sur les bords et sympa à lire.

Sur ce, bonne lecture !!

Annuaires :
x-milles-et-une-fic-x
Historique-story

Notez-moi ici :
Annuaire-fiction---x
Un-monde-de-fiction
fuuckiingxstorys (en attente)
annuaire-fiktions-2 (en attente)


Tu vas au concert de Genève ?!! C'est que ça se passe !!

[Edit du 11.12] : Il a mis le 300è com !! Chouchou :)

# Posté le vendredi 03 avril 2009 11:48

Modifié le dimanche 07 février 2010 17:13

Blogs & projets en tout genre

Attention, cet article n'est pas un prétexte pour faire votre pub !
Je fais simplement de la pub pour des projets qui me tiennent à c½ur. Merci de votre compréhension.


>> Hilf-uns-fliegen : Ce blog a été crée pour aider les fans du groupe Tokio Hotel. La tournée approche et je sais que beaucoup de fans n'ont pas l'occasion de les voir, que beaucoup ne les ont jamais vus. Je veux aider. Aider à réalisé le rêve de filles que je ne connais pas. J'ai une passion, la même passion que la plupart d'entre vous et à mes yeux, c'est le plus important. Je suis peut-être folle, peut-être débile, peut-être trop rêveuse. Mais je suis certainement très solidaire. Nous sommes humain oui ou non ? Nous avons tous un coeur, tous quelque chose. Ils faut s'en servir. Je me bats pour les autres parce que rien n'est plus beau qu'une personne qui se bat pour toi.
Il y aura aussi un article de fans qui recherche d'autre fans pour une date. Qui n'ont pas d'endroit ou dormir, personne avec qui y aller, pas de transport. Dites moi votre problème et j'essaierai de trouver une solution.


>> Projekt-th : Nous sommes plusieurs, et nous avons eu une idée. La vie est courte, non ? Si. Chaque instant peut être le dernier de notre vie, alors profitons de ça. Profitons de notre vie qui est éphémère, pour dire merci aux gens qui le méritent. Pour dire je t'aime. Nous avons décidé de leur dire MERCI. Merci de nous avoir aidé(e)s, merci de nous avoir tout donné. Ils le méritent, non ? Je pense que si. Et puis, aussi pour leur dire qu'on est là. Nous, fans du monde entier.
Un projet qui réunit tout le monde. Toutes et tous les fans. Ensemble. Battons nous pour leur dire Merci. Pour leur dire, On vous aime. Pour leur dire, On est là.
Une lettre suivie d'une liste de noms. Vos noms, alors signez. Plus le nombre de noms sera grand, plus nous serons écoutées et représentées. Nous sommes fortes. Nous sommes des Millions. Agissons ensemble comme si nous n'étions qu'une seule et même personne.


>> Emission-th : voir la vidéo.

# Posté le dimanche 07 février 2010 10:20

Modifié le dimanche 07 février 2010 10:57

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Histoire d'une vie oubliée
Page 1 : Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3

Page 2 : Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10

Page 3 : Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17

Page 4 : Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23 [New]

# Posté le mardi 19 janvier 2010 09:55

Modifié le mardi 09 février 2010 11:53

Prologue

Prologue
Prologue

J'entrouvre les paupières. Quelques rayons de lumières passent à travers les fentes de mes volets. Mon regard se pose sur la belle demoiselle qui dort sur mon torse. A mes yeux, il s'agit de la plus belle au monde. Heaven. Elle ne pouvait aussi bien porter son nom. Ses cheveux bruns tombent en cascade sur son dos nu et je lui met quelques mèches derrière l'oreille pour mieux admirer son visage. Elle grogne doucement, signe qu'elle se réveille. Bientôt elle ouvrira ses grands yeux bleus, elle lèvera le nez vers moi et me sourira... comme tous les matins depuis qu'on sort ensemble elle et moi. Je caresse sa peau douce et chaude de ma main et dépose un baiser au creux de sa nuque pour mieux profiter des derniers instants où elle n'appartient qu'à moi.

Je m'appelle Gustav Schäfer, j'ai 20 ans.
Il y a quelques années de ça, j'ai failli perdre l'amour de ma vie
Nous nous sommes retrouvés il y a six mois pour ne plus jamais nous quitter.
Ca peut paraître impossible comme ça.

Et pourtant, voici notre histoire...

# Posté le mercredi 15 avril 2009 05:34

Modifié le dimanche 07 février 2010 10:39

Nouvelle vie

Nouvelle vie
Chapitre 1

POV Heaven
Je m'appelle Heaven, j'ai 14 ans.
Je suis en 9ème année au Gymnasium de Magdebourg.
Nous sommes au mois de Février et il neige. Dans deux semaines, c'est les vacances.
Je viens de terminer ma journée et Gustav, mon voisin et meilleur ami vient de rentrer chez lui. Il est 15h30, je pousse la porte de chez moi et, comme tous les jours, j'entends mes parents s'engueuler dans la cuisine. Sans chercher à comprendre, je monte dans ma chambre et m'affale sur mon lit.
Je regarde la photo de famille qui est posée sur ma table de nuit. Sur ce cliché, mon père, Laurenz, ma mère, Mary, et moi, bébé de six mois qu'ils tiennent dans leurs bras pour me protéger de la neige. Nous étions à Montréal sur le quai du Saint Laurent. Oui, Montréal au Canada.
C'est de là que ma mère vient. Elle a rencontré mon père alors qu'elle faisait ses études en Allemagne et paf! ça a fait un chocapic (moi) quelques temps après leur mariage. Quatre ans après ma naissance, nous avons déménagé à Magdebourg pour le boulot de mon père et nous y résidons depuis. Depuis quelques temps, ça ne va plus du tout entre eux. Ils passent leur temps à s'embrouiller pour rien. Papa dort sur le canapé, maman dans son lit. Avec eux, je fais comme si tout allait bien... mais c'est loin d'être le cas.
A 14 ans, je n'intéresse personne et personne ne s'intéresse à moi. Comment pourrais-je rivaliser avec les bombes atomiques de 10ème année alors que je ne suis ni grande, ni blonde et qui plus est, myope ? La réponse est simple, je ne peux pas. Moi, petite brune de 1,57m de haut qui a 20 de moyenne en Physique, j'intéresse les garçons parce que je leur file des tuyaux sur le fonctionnement d'un oscilloscope. C'est tout. Avec eux, c'est toujours pareil. A chaque fois que je pense avoir une chance, je les vois le lendemain en train de rouler un patin à Jessica.
Jessica, 18 ans, en 10ème pour la troisième année consécutive. Rien dans la tête, tout dans les seins. A côté d'elle, j'ai l'air d'une planche à pain.
J'entends encore ma grand-mère me dire «chaque pot à un couvercle qui lui convient». Merci pour la comparaison...
Gustav est dans le même cas que moi, alors on se comprend... et on arrive même à en rire quand on est de bonne humeur. A nous deux, on forme le parfait couple des déprimés de l'amour. Quand il veut me taquiner, mon père me dit qu'on va bien ensemble. Alors je lui répond qu'il dit n'importe quoi et je lui tire la langue en lui rappelant qu'une fille et un garçon peuvent très bien être A.M.I.S même s'ils ont 14 ans et que leurs hormones sont en ébullition.
Je pose la tête sur mon oreiller et ferme les yeux. Je n'ai pas le temps de m'assoupir que ma mère vient frapper à la porte.
Heaven, descend s'il te plaît. Avec ton père on doit te parler.
Je me demande ce qu'ils vont bien m'anoncer. La dernière fois qu'elle m'a dit ça, c'était pour me dire que mon arrière grand-mère était morte.
Je pose mon pied gauche sur la première marche, puis descend les escaliers d'un pas lourd. J'appréhende.
Mon père est assis sur un bord du canapé, ma mère sur l'autre bord. Je m'assois en face d'eux sur le fauteuil. Et là, ce qui devait arriver arriva.
Laurenz : Heaven, je suis sûr que tu te doutes de ce qu'on va t'annoncer. Mais promets-nous que tu ne vas pas être triste.
Heaven : Qui est mort ?
Mary : Personne, chérie. Ton papa et moi... euh... nous nous séparons.
Heaven : Oh si c'est que ça... je m'en doutais.
Laurenz : Puce, on en a beaucoup discuté avec ta mère et on pense qu'il serait mieux que tu ailles vivre à Montréal avec papy et mamie.
Heaven : Mais pourquoi je devrais quitter Magdebourg ? Et mon lycée ? Et Gustav ?!!
Laurenz : Je viens d'avoir une promotion. Je serais en déplacement toute la semaine. Je ne veux pas que tu te retrouves seule tous les soirs...
Mary : Et en plus, mamie est toute contente de te revoir bientôt.
Heaven : C'est quand, bientôt ?
Mary : Ils nous attendent pour le début des vacances.
Heaven : Quoi ?!!
Laurenz : Chérie, ne le prend pas mal. C'est pour ton bien, je t'assure. Et puis, tu viendras pendant les vacances, hein. Et tu reverras tous tes copains.
Mary : Poussin, on sais que ça ne sera pas facile mais...
Heaven : Ouais, j'ai pas le choix de toute manière. Bon, je monte faire mes cartons.
Laurenz : On t'aimera toujours puce !

Sa voix était déjà loin. Je montais les escaliers et m'assis sur mon lit. Dans un sens, je n'avais pas de réelle attaches à Magdebourg. Pas d'amies avec qui aller faire du shopping, pas de petit ami pour aller au cinéma... Je n'avais que Gustav qui m'emmenait faire un tour de vélo de temps en temps. Il allait me manquer c'est sûr. Mais vu comme j'étais aimée à l'école, nul doute que personne ne s'apercevrait de ma disparition...

POV Gustav
Pauvre Heaven, elle a l'air toute triste.
En ce moment ce n'est pas facile pour elle, alors en essuyant mes pieds sur le paillasson, je me demande ce que je pourrais lui faire faire pour lui changer les idées.
A peine ai-je poussé la porte que je sens une délicieuse odeur qui émane de la cuisine. Ma mère est en train de sortir du four deux moelleux au chocolat. Il est 15h30, mon père arrive d'ici une heure et demie. A 17h les gateaux seront froids et on se régalera ensemble autour de la table de la salle à manger. Ma mère a tout prévu. Je passe ma tête dans l'entrebâillement de la porte et lui dit bonjour. Elle me souris et se lance dans la préparation d'une crème anglaise. Mmmh... je sens qu'on va se régaler.
Je monte dans ma chambre, m'assois à mon bureau pour commencer mon commentaire composé en Allemand, j'écris mes nom et prénom en haut de la feuille, et là... le blanc. OK, ça commence bien. Je mâchouille le bout de mon stylo pendant trois quarts d'heure et voyant que ça ne mène à rien, j'abandonne. De toute façon j'ai encore une semaine. Pour demain j'ai de la physique et des maths... même pas la peine d'y penser. Je m'enfonce un peu plus dans mon fauteuil et allume le lecteur CD. Metallica... ça c'est de la musique! Je bats le rythme avec mon stylo plume et je m'imagine devant 30000 fans en délire. Alala que c'est bon de rêver...
Pourquoi est-ce que je ferais rêver les filles? J'ai 14 ans, je mesure 1, 30m, j'ai plein de boutons et des lunettes. Heureusement, que j'ai réussi à échapper à l'appareil dentaire, sinon je ne sais pas ce que j'aurais fait. Bien sûr, il y a Heaven. Sans elle, je me sentirais vraiment seul au monde. Je reviens donc à ma question première : comment faire pour la rendre heureuse comme elle l'était avant? Je pensai immédiatement au cinéma et m'apprêtais à l'appeler lorsque le téléphone sonna. Je décrochai.
Gustav : Tiens salut Heaven. J'allais justement t'appeler.
Heaven : Comme quoi les grands esprits se rencontrent... Euh, je voulais te parler d'un truc important. Hum... mes parents divorcent.
Gustav : Sérieux ?!
Heaven : Oui... et je dois partir au Canada avec ma mère d'ici deux semaines.
Gustav ; Tu rigoles ?
Heaven : Hélas... non. Ils pensent que c'est mieux pour moi parce que mon père a eu une promotion et tout et tout... Sinon, tu voulais me demander quoi ?
Gustav : Hein... euh, si tu voulais aller voir l'âge de glace demain soir avec moi ?
Heaven : Je pense que ce sera bon... Gus ?
Gustav : Oui ?
Heaven : Je suis désolée que tu aies appris ça de la sorte, mais... en fait, je me dis que c'est un nouveau départ pour moi et vu que les choses ne vont pas super bien ici... ben, ça peut que être tout bénef' quoi.
Gustav : Je comprends... tu vas me manquer.
Heaven : Toi aussi... Mais ne pleure pas, je suis pas encore partie. Il me reste deux semaines et je ne veux pas les passer avec quelqu'un qui tire la tronche !

Après avoir raccroché, je ne sais pas si je devais être heureux. Heaven s'en allait... j'aurais dû m'en douter. Je savais qu'on continuerait à se voir pendant les vacances, qu'on s'enverrait des mails, des lettres. Elle n'était pas du genre à oublier les gens qui comptaient pour elle.
Pourtant, à cet instant-là, j'ai eu peur de la perdre pour toujours.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 05:57

Modifié le lundi 08 février 2010 08:45

Paradise Lost

Paradise Lost
Chapitre 2

POV Heaven

Nous étions Samedi 18 Février, premier jour des vacances et accessoirement, jour de mon départ pour le Canada. La veille j'avais terminé mes bagages, la moitié étant déjà à Montréal. Il me restait une valise et un sac à dos. Mon père et Gustav m'avaient accompagnée à l'aéroport de Berlin. Ma mère était pressée de partir, ça se voyait. Elle n'arrêtait pas de parler, parler, parler... J'avais envie de lui dire de fermer sa bouche, mais je n'en avais pas le courage. Arrivés devant la porte d'embarquement, je serrai mon père bien fort dans mes bras. On se revoyait à Pâques de toute façon. Quand le moment fut venu de dire au revoir à Gus, mon c½ur se serra : je n'étais plus aussi sure de vouloir partir en fait...
Gustav : Tu vas me manquer, toi.
Heaven : Bah pas toi en tout cas... Non je plaisante. On se voit dans deux mois de toutes façons.
Mary : Houhou ma chériie, je t'attends derrière la vitre ! Dépêche-toi !
Gustav : Je crois qu'il faut que je te laisse... Tu me donneras des nouvelles avant Pâques j'espère?
Heaven : A ton avis, Bouffi ?!
Mary : Poussin, viens vite on va louper l'avion !

J'adressais un dernier sourire à mon meilleur ami, je serrai de nouveau mon père dans mes bras, et, même si l'avion ne décollait que dans une heure, je rejoignis ma mère derrière les portiques de sécurité.
Gustav me fit signe de téléphoner dès que j'étais arrivée. Je levai mon pouce en l'air, je fis un dernier signe de la main à mon père, puis nous prîmes place, ma mère et moi, dans le salon d'embarquement. Je crois d'ailleurs que je me suis assoupie car je sursautai lorsque l'hôtesse appela les premiers passagers.
C'est un peu nerveuse que je pénétrai dans l'appareil... je n'aimais pas beaucoup l'avion. Allez, d'ici six heures, je serai à Montréal. D'ici six heures, je serrai bien fort mes bras parents dans mes bras et, d'ici six heures, je pourrai appeler mon père et Gustav pour les informer de mon arrivée.

POV Gustav
Je la regardai prendre un chocolat chaud à travers la vitre. Je la vis s'asseoir et s'endormir peu à peu. Je n'avais pas envie de la laisser partir. Son père non plus d'ailleurs. Ça se voyait à son regard sans éclat posé sur sa fille qui dormait paisiblement. Il était triste, un point c'est tout.
Comme Mary ne nous adressait pas un regard et qu'Heaven dormait, nous décidâmes de rejoindre la voiture. Le décollage était prévu pour 15h45, il était 15h15. Le temps de sortir du parking souterrain, de payer le stationnement et nous étions sur l'autoroute. A 15h50 nous vîmes un Boeing 747 passer au-dessus de nos têtes. Mes pensées (et celles de Laurenz) s'envolèrent avec lui. Nous étions de retour à la maison aux alentours des 18h30 et le père de Heaven me déposa chez moi. Je bullai tranquillement dans mon salon, puis vint l'heure de dîner en regardant les infos.
20h10, flash spécial.
Nous venons de l'apprendre, le vol 5280 à destination de Montréal vient de se crasher sur la péninsule du Labrador au Canada.
Papa, monte le son s'te plaît !
L'appareil appartenant à la Canadian Airlines a perdu tout contact radio il y a une demie-heure alors que le pilote avait lancé un S.O.S. A l'instant où je vous parle, nous n'avons aucune nouvelle des 935 passagers qui étaient à bord. Les secours sont sur place.

POV Laurenz
Bon Dieu! Mais c'est pas vrai!
Ma petite puce... n'allez pas me dire que j'ai perdu ma petite puce?
NON NON NON NON NOOOON !!
Putain, mais j'aurais jamais dû la laisser partir. Ma choupinette à moi...
Mon Dieu, s'il vous plaît, faites que je la revoie vivante. S'il vous plaît, faites ça pour moi.
Pour la première fois de ma vie, je me mis à pleurer. Je ne pouvais me résoudre à penser que je l'avais peut-être vue pour la dernière fois cet après-midi.
La péninsule du Labrador... y'a rien du tout là-bas et à cet époque, c'est qu'il doit y faire un froid de canard!
Que fallait-il que je fasse?
Bon allez Laurenz, fais ta valise et va à Montréal. C'est sûrement la meilleure chose que tu puisses faire.

Flashback POV Heaven
Ça fait quatre heures et demies que nous sommes dans l'avion et je m'ennuie. Je déteste l'avion. En plus, je suis assise au milieu d'une rangée et je ne peux pas aller et venir à ma guise. Alors pour passer le temps, je regarde le petit avion qui bouge sur mon écran. Ça m'amuse et surtout... ça me détend. Subitement, l'avion se mit à trembler. Croyant à des turbulences, tout le monde eut le réflexe de mettre sa ceinture. Après quelques autres soubresauts l'avion se stabilisa. Au bout de quelques minutes le phénomène recommença de plus belle. Les hôtesses nous demandaient de rester clames, mais leurs yeux trahissaient leur angoisse.
Mesdames et messieurs les passagers, ici votre commandant de bord. Suite à un incident technique, nous vous prions de garder vos ceintures attachés, de relever votre tablette et de rester assis.
Un incident technique ?! Quel genre d'incident technique ? Nous commençâmes tous à nous affoler et les hôtesses avaient du mal à nous faire garder notre calme. Soudain, une secousse plus violente que les autres fit sursauter l'avion. De la fumée commençait à envahir la carlingue. Un feu s'était déclaré à bord.
Mesdames et messieurs les passagers, nous nous voyons dans l'obligeance de pratiquer un atterrissage d'urgence. Merci de protéger votre tête des chocs éventuels avec vos bras. Merci de ne pas paniquer, nous nous efforçons de rendre cette man½uvre aussi confortable que possible.
Les masques à oxygène tombèrent du plafond, l'avion piqua du nez, je me cognai la tête contre la tablette du siège et puis plus rien.

# Posté le jeudi 16 avril 2009 03:07

Modifié le mardi 09 février 2010 17:34

Seras-tu là ?

Seras-tu là ?
Chapitre 3

POV Heaven
Après le néant, j'avais aperçu la lumière blanche éblouissante, celle qui nous ouvre les portes du Paradis. Je sentais mon âme flotter dans les airs, c'était tellement agréable. De là-haut, je voyais toute la scène : l'incendie, les pompiers qui soignaient les blessés, les hélicoptères... et moi. Un feu avait pris au-dessus de la cabine de pilotage. Pour la seule fois de ma vie, j'étais contente d'avoir été dans la queue de l'appareil. Ma mère n'avait rien... enfin, quelques égratignures et une fracture du tibia. Pour moi, la situation semblait avoir un peu plus mal tourné : j'étais tombée dans le coma. Ma mère était paniquée. Les infirmiers m'administraient je ne sais quels produits dans les veines. On était en train de m'introduire un tube dans la bouche... Beurk ! Ils me chargèrent sur une civière et l'hélicoptère décolla. A ce moment-là, j'eus l'impression d'être aspirée par un tourbillon qui me ramena à l'intérieur de ma propre conscience. J'entendis le bruit rassurant des pulsations de mon coeur. Je n'étais pas morte ! Je voulus ouvrir mes yeux pour prouver aux infirmiers que j'étais en vie... mais je ne réussis pas. C'était comme si mon cerveau avait été anesthésié, qu'il ne ressentait plus rien.
Alors c'était ça le coma ?!

[Ellipse]

Docteur, comment va-t elle ?
C'était la voix de ma mère. J'aurais voulu sauter hors de mon lit pour la serrer dans mes bras. Elle venait me voir tous les jours, et elle posait à chaque fois cette même question. Je n'ai aucune idée du temps que j'ai déjà passé allongée dans cette chambre d'hôpital, avec un tuyau dans la gorge et des perfusions pleins les bras. C'est comme si le temps c'était arrêté. Comme si je n'étais plus vouée à poser le pied par terre un jour. Pendant mes moments de lucidité, je me demandais pourquoi je me trouvais dans un avion ce jour-là. Je ne trouvais aucune réponse à mes interrogations. Je me heurtai à un mur de béton armé sans être dans la capacité de voir au travers.
Je ne peux pas vous dire si elle gardera des séquelles, madame. Vous savez, après cinq mois de coma...
Cinq mois !!! J'étais restée cinq mois dans le coma et mon cerveau ne se décidait toujours pas à sortir de son hibernation. Allez vieux, courage ! Tu peux le faire... Ma plus grande volonté à cet instant était de pouvoir ouvrir les yeux et de dire bonjour à ma mère. Avec toute ma détermination, je forçai mes nerfs à s'activer et déjà, je sentais des fourmillements dans le bout de mes doigts, puis dans mes bras, mes jambes, ma tête... J'inspirai un coup rapide, puis deux et j'entrouvris les yeux. Les rayons de soleil se reflétaient dans la peinture blanche des murs, ce qui me fit fermer les paupières. Aussitôt le médecin appela des infirmières qui m'enlevèrent ce foutu tuyau de ma gorge et je pus respirer normalement. Ma mère me broya la main en pleurant. Je lui fis un sourire. J'entendis la voix de mon père aussi. Oh, comme j'étais heureuse ! J'ouvris les yeux plus franchement et je pus enfin parler depuis ces cinq longs mois.
Heaven : Bonjour !
Mary : Oh ma puce, j'ai eu tellement peur après l'accident. Je me suis fait tellement de souci...
Heaven : Attends une seconde. De quel accident tu parles ?
Mary : Mais chérie, de celui dont on a été victimes lorsque l'on partait d'Allemagne, voyons.
Heaven : D'Allemagne ? Qu'est-ce qu'on pouvait bien faire là-bas ?
Laurenz : Poussin, tu y fais exprès ?!
Heaven : Mais... pas du tout.

L'Allemagne, on revenait d'Allemagne. Pourquoi est-ce qu'on était allés en Allemagne ? Je me heurtai ue nouvelle fois à ce mur de béton qui m'enquiquinait. Allons bon... déjà, je vais demander quelque chose à manger. Parce que, cinq mois sans rien avoir dans l'estomac ça donne faim, même avec les intraveineuses !

POV Laurenz
Docteur : Pendant qu'elle mange, pourriez-vous venir avec moi dans le couloir ?
Mary : Bien sûr...
Docteur : Alors voilà. Hum... Visiblement, votre fille a quelques troubles de la mémoire. Elle n'a pas l'air de se souvenir de sa vie à Magdebourg. Je pense que, pour préserver votre fille, vous devriez éviter de lui parler de ça et des raisons qui vous ont poussées à en partir.
Laurenz : Alors on doit faire comme si rien n'avait existé ?!
Docteur : Oui... dans l'idéal. Vous ne pourrez pas lui mentir indéfiniment, mais je ne veux pas qu'elle apprenne tout d'un coup : l'Allemagne, le divorce... ça pourrait être traumatisant. Vous me suivez ?
Laurenz : Alors je veux lui expliquer notre divorce en premier. Pour ce qu'elle a vécu en Allemagne, elle a le temps d'être mise au courant. Je lui expliquerai petit à petit que ses grands-parents y habitent et je lui parlerai de ses amis de là-bas.
Docteur : Faites attention, allez-y avec tact. Elle est encore fragile vous savez. Il faut être prudents...

Non mais ça c'est la meilleure ! Il imagine que je ne sais pas parler à ma fille, lui ! Quel bouffon ! Je suis sûr qu'elle comprendra très bien Heaven. Elle est loin d'être idiote.
Il me fit signe d'entrer. Je m'exécutai. Je souris à ma fille et m'assieds sur son lit. Elle avait deviné que j'allais lui dire quelque chose de pas très marrant, ça se voyait dans ses yeux. Je lui pris sa petite mais pâle.
Laurenz : Puce, il faut que je te dise quelque chose. On est allés en Allemagne pour voir tes grands-parents, mes parents à moi. Tu te souviens que je suis Allemand ?
Heaven : Oui papa.
Laurenz : C'est bien. Tu te souviens que ta maman est Canadienne ?
(Elle me fit oui de la tête) Nous vivons ensemble à Montréal depuis toujours, tu te rappelles ? (Elle me répondit que non) Je lui fais un bisou sur la joue pour lui dire que ce n'est pas grave. Elle a l'air penaude, triste. Comme j'ai envie de lui dire que ce n'est qu'un tissu de mensonges... Poussin, entre ta maman et moi ça ne va pas très bien. Alors on a décidé de se séparer. Je vais aller vivre en Allemagne et toi tu vas rester ici à Montréal avec maman. Tu veux bien ?
Heaven : Que si je pourrais aller chez toi.
Laurenz : Bien sûr ! Tu crois quand même pas que je vais laisser ma petite fille sans nouvelles?

Elle me sourit mais au fond, je sais qu'elle n'est pas tout à fait heureuse. Je lui embrasse le front.
Heaven : Papa, avant que tu t'en ailles... je t'aime.
Laurenz : Moi aussi je t'aime crevette.

Une fois passé le pas de la porte, je soupire longuement. Heaven, ma chérie, si seulement tu étais au courant que je viens de te raconter un des plus gros bobards que je n'ai jamais raconté à quelqu'un. Quand tu découvriras la vérité je sais que ça te fera mal, que tu m'en voudras et que tu me traiteras de con. Je sais que tu ne m'aimera plus. Et pourtant ma puce, si ça ne tenait qu'à moi, je t'aurais tout raconté de A à Z.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 13:07

Modifié le lundi 08 février 2010 08:46